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 Jay et le Serpent Eve (fini)

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Jay Manson
Détenu
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Messages : 47
MATRICULE : DE-0060-SJ


Votre Perso
Groupe et métier: Détenus , tatoueur, artiste
Âge: 22
Amours: Célibataire

MessageSujet: Jay et le Serpent Eve (fini)   Dim 23 Déc - 23:11


«FICHE DETENU»



ÉTAT CIVIL

    ★ Nom : Manson
    ★ Prénom : Jay, Rupert, Peter
    ★ Age : 22 ans. Anniversaire le premier avril.



CASIER JUDICIAIRE

    ★ Raison de l'incarcération : Une plainte a été porté contre l'accusé. Suite à un procès, l'accusé à été reconnu coupable mais transféré à Saint James grâce aux appuis de la plaignante laquelle désire que son beau-fils réussisse à reconnaitre ses crimes.
    ★ Durée de la peine : 10 ans
    ★ Incarcéré depuis : 3 ans à Saint James
    ★ Antécédents judiciaires : fascination pour les corps l'amenant à exposer ceux ci de manière non conventionnelle. Accusé de proxénétisme, de prostitution et de viol.
    ★ Appartenance à un réseau : Non
    ★ Troubles notoires depuis le début de l’incarcération : Il est toujours à la recherche de nouvelles "toiles" corporelles sur lesquelles dessinées et se passent de leur accord. il peut entrer en crise, en cas de refus de coopération à son oeuvre.



DOSSIER MÉDICAL

    ★ État physique :

    Un homme s'avançait vers moi, il avait les cheveux bruns, les yeux clairs presque gris-violet, un sourire joueur accroché aux lèvres. Il devait à peu près faire dans les 1m90, avec un poids digne de faire pâlir les mannequins, en quête de minceur. Je supposais qu'il pesait 75 kilogrammes, poids qui mettait en valeur des hanches, toujours prêtes, semble-t-il à suivre un rythme lascif. Sa peau crémeuse portait sur elle, les traces d'une luxure, à peine consommée, par de petites taches brunes, au niveau du col, de chemise légèrement entrouvert. Les joues légèrement émaciées mettaient en valeur son nez fin et droit, pointé vers le mien, comme en signe de moquerie douce. Ses lèvres fines me firent venir en tête, l'image d'un effleurement buccal, volé au détour d'une nuit sans lendemain. Son cou légèrement penché sur le côté, me donnait l'envie d'en explorer la douceur. Son torse, ses fesses, son bassin, ses mains, tout son corps avait dû être sculpté par Pygmalion lui-même, dans le but, de nourrir ses propres fantasmes. Ses jambes étaient croisées l'une sur l'autre, savamment mises en valeur, par l'usage d'un pantalon de cuir noir. L’élégance semble être le maître mot chez cet homme dont les prunelles scintillent de manière mystérieuse. Ajouter à ses pieds, une paire de chaussures noires, parfaitement cirées, neuves, portant la griffe d’une célèbre marque, comme le reste des vêtements.
    Il ne s’habille pas chez le commerçant du coin, mais choisis ses vêtements, chez Armady ou Gauthier, où on ne sait quoi encore.

    A quoi le remarque-t-on aussi ? A son parfum délicieusement épicée et boisée, amener une flagrance virile et de trouble à ceux ou celles qui l’en approche, pour le humer. Son parfum monte à la tête, émeut la pauvre petite chose que je suis et qu’il me fait sentir être. En face de cet homme, on se sent comme dominé et le pire c’est que tout dans son apparence démontre qu’il a bien conscience de vous perdre, aussi bien dans une exploration corporelle que mentale.

    Sa démarche est celle d’un homme pressé, toujours en action, avec des arrière-pensées, en tête. Il ne se presse pourtant pas. On sent tout de même dans cet empressement, une certaine lenteur, un chat se déplaçant, dans une danse de séduction, que nous seuls pouvons remarquer.

    Quelques instants plus tard, alors que je me prépare à partir, je vois cet homme assis au piano du bar, qui commence à jouer un air, digne du joueur de Hamelin. Hypnotisé que je suis, je le rejoins, lui apportant alors son verre d’alcool, qu’il avait laissé sur la table. Je suis son esclave, sans le connaitre, il est mon maître. Le monde le voit et le sait, rêvant en secret à son tour de pouvoir poser ses mains et ses lèvres, sur ce corps volcanique.

    *

    Je sens les regards suivre mon corps, mis en valeur par l’écrin de mes vêtements. Mon médecin lui-même a confirmé qu’il était honteux que mon corps respire ainsi la santé. Je crois bien qu’il est jaloux parce que son homme me regarde, qu’est ce qui j’y peux ?

    Ce qui intrigue mon médecin, tout de même, c’est bien cette intolérance au lactose qui provoque, chez moi des nausées. Du coup, je dois éviter de boire du lait.

    Il y a une chose que mes admirateurs et admiratrices ne voient pas chez moi où ne veulent pas voir c’est une cicatrice blanche au niveau de la hanche, si fine que seul regard exercé peut voir.
★ État mental :


Le patient se montre à moi, aux alentours de 10H30, rien dans son attitude ne démontre gêne, angoisse, traumatisme, ou quelconque maladie mentale, dans le genre. Il est là, confortablement assis, bavardant tranquillement, comme si je n’étais pas son psychiatre et lui mon patient. Je tente de le ramener sur la raison de sa présence ici, mais l’homme m’échappe. Il élude, se pose un usager des doubles-sens, des demi-mots, des fuites vers des questions, qu’il me pose, étonnantes et déroutante pour mon esprit de scientifique. Je constate l’intelligence de cet homme dont la lueur joueuse, dans les yeux, me rappelle celui de mon chat lorsqu’il chasse la sourie. Je me sens mal à l’aise, désirant disparaitre sous mon bureau et il le sait. C’est alors qu’il me lance une petite phrase, pleine d’allusion sexuelle indirecte, par rapport à cette peur que j’éprouve, sans vraiment comprendre pourquoi. Je frissonne m’imaginant déjà cajolé par cet homme aussi intelligent que déstabilisant. Il ricanée, amusé de voir le trouble transparaitre sur ma figure, me faisant sentir comme un adolescent découvrant les implications de la puberté. Je comprends alors combien il aime gêner, tout ça sous le couvert d’une gentille taquinerie, comme on taquinerait un enfant, malgré ma quarantaine passée. Cet homme est dangereux, pour ma tranquillité d’esprit. Pourtant, je dois continuer l’entretien, lui demander qu’il me raconte qui il est vraiment et ce qu’il fichait, dans un rue pareille.

Avec un haussement d’épaule, il me répond qu’il ne sait pas vraiment qu’il est. Il me confie qu’il n’a pas connu sa mère biologique morte en couche et trop jeune, pour être mère. Son père ne s’est jamais remis totalement de la perte de celle-ci. Il s’est remarié avec une femme du nom de Regina laquelle était beaucoup plus jeune que lui. Il les a aimés tous les deux mais maintenant il déteste Régina autant qu’il l’aime. J’avoue ne pas comprendre ce mélange de sentiment puisque sa belle-mère prend chaque jour de ses nouvelles, lui écrit des lettres pleines de tendresse. Quand je lui mets sous le nez que sa belle-mère l’aime bien, il se contente de lever les yeux au ciel. J’aimerais entrer dans sa tête.

De part par ses amis, je sais qu’il est ouvert, social, quelque peu maladroit sur certaines choses, comme la vaisselle dont on déplore x pertes d’assiettes.

On m’a aussi dit qu’il avait une obsession du dessin. A ce qu’il parait, il aime dessiner sur les corps humain, toute sorte d’images issues de son imagination. A ce qu’il parait, c’est ainsi que l’on repère se ex. On m’a aussi raconté qu’il a été tatoueur à un moment de sa vie et que ses dessins étaient prisés.

Je pense aussi que cet homme doit être doué, dans le domaine sexuel. On sent que chaque geste, chaque mot est mesuré et on sent que cet homme en sait parfaitement la conséquence. En tout cas les cas, il est cultivé, vu les conversations que nous avons. Il est aussi rusé qu’un renard. Quoiqu’il en soit, je le crois capable de transformer un gagnant en perdant et la réciproque est vrai.

Dominateur, je pense que cet homme donnerait une sorte de super seme, en cas de relation avec un homme.

Il reconnait bien avoir une sorte de fétichisme corporelle le conduisant à faire n'importe quoi comme traîner quelqu'un par une cheville parce que la dite cheville l'inspire.

Mais au fond, qui connait vraiment cet homme avec lequel je débats sur l’actualité et qui me renvoie sur la notion de relativité, cassant mes certitudes, pour mieux sortir, de mon cabinet, la tête haute.

*
Je n’ai jamais aimé les psychiatres et autres spécialistes du cerveau et de la mentalité humaine. La raison n’est pas que je les trouve idiots, incapables, mais trop entourés de manuel, avec des expressions comme « complexe d’Oeidipe », pour décrire une situation. Leur problème est justement leurs certitudes vis-à-vis de l’esprit humain alors je prends certes un malin plaisir à détruire leur hypothèse me concernant. Pour chacun, je ne suis jamais le même. Faut dire que mon éducation quelque peu spéciale m’a tellement lessivé le cerveau que je serais bien incapable de leur dire qui je suis vraiment. J’ai endossé la peau de tellement d’hommes que mon propre moi a fini par se fondre aux rôles qu’on me demandait de jouer.

De mon passé, avant le remariage de mon père, j’ai tout oublié. Mes souvenirs commencent avec cet homme qu’on m’a présenté comme mon père et cette femme qui se déclare ma belle-mère. Je ne les ai pas détestés, j’ai été un bon fils, aimant, respectueux de l’environnement et de mes camarades. Ma culture s’est développée lors de mes leçons avec précepteurs à la maison, par les voyages, toujours surveillés, par les livres. Ainsi étroitement surveillé, je n’aurais jamais dû ressentir ce poids de solitude écrasé mon être. Pourtant, ce poids existe bel et bien. Je me veux compréhensif, à l’écoute des autres, utile et encore tout un tas de choses. Pourtant, est-ce vraiment moi qui le désire ? Je n’en sais strictement rien. Cette ignorance me tape grandement sur les nerfs et pourtant, je dois la cacher, pour le bien de ceux qui m’entourent.

Ce que je sais en revanche c’est que ma liberté ne s’est vue libérée que le jour de mon entrée en prison. Ça vous pourrait aberrant et pourtant, dans ces murs de bétons, j’échappe à la surveillance de mes patrons. J’échappe surtout aussi à cette femme que j’aime comme j’aimerais ma mère, je suppose et qui elle, nourrirait de drôle de sentiments à mon égard. Lui refusant de lui donner mon cœur, elle est l’incarnation de mon joug, niant mon libre-arbitre, elle m’a vendu, comme on vend
un chien, à ceux qui sont au-dessus de tous. J’éprouve évidemment de la Rancœur envers Régina, ainsi que de l’incompréhension. Je sais qu’elle a aimé mon père mais jamais avec cette passion dont elle veut me couvrir. Elle est l’incarnation de Phèdre parce qu’elle ne peut m’avoir, elle cherche à me détruire, tout en espérant que j’accours à l’appel de son cœur.

Je n’ose imaginer ce qu’elle fera, si un jour, mon cœur se met à battre, pour quelqu’un. J’éprouve ainsi de la méfiance vis-à-vis de l’amour. Non pas dans le sens que l’amour me fait peur mais bien que j’éprouve de la crainte à propos de ce qu’elle pourrait éventuellement faire. Régina est une femme sublime, aux dents longues et aux multiples ressources. Chaque jour, elle m’écrit des lettres que je lis avec ironie car si chacun de ses mots puent l’amour filial à plein nez, sous leur puante, couve sa passion interdite à mon encontre. Elle m’a transmis ce pouvoir de manipulation, cet art de faire dire aux mots ce qu’on veut qu’ils fassent. Il peut qu’un jour, je vienne à mourir et que dire ? La mort ne me fait pas peur. J’ai déjà vu, j’ai déjà vécu des horreurs alors mourir est le cadet de mes préoccupations. Pour autant, je ne dis pas que j’ai envie de crever. Si je crevais alors le jeu prendrait fin et je n’aurais même pas la chance de pouvoir appuyer sur Continue. Voilà comment se termine mon portrait psychologique par un jeu que nous entretenons, elle et moi où chacun avance ses pièces, dans l’espoir de voir tomber l’autre.

Une dernière chose que les hommes et femmes hors de ma vie ignorent et que je suis un collectionneur. A chaque conquête et rupture, je prends quelque chose appartenant à cet ex , afin d’en créer une œuvre d’art. Je dois pourtant prévenir que je n'ai pas encore eu de relation sexuelle avec un homme. C'est une expérience, que j'aimerais pourtant tenter. J'aurais pu le faire mais pourquoi n'ai-je pas encore tenté? Simplement que je n'ai pas trouvé de partenaire qui m'attire et qui est un pett quelque chose. Entendons nous bien, je ne veux pas coucher avec un objet humain. Je veux coucher avec un homme assez humain, pour montrer qu'il prend son pied. Qui plus est, je dois dire que ma manière de voir les corps entraînent la fuite de partenaires potentiels. Je crois que le jour où je m'attacherais à quelqu'un, ce sera bien parce qu'il aura une peau parfaite, un esprit capable de réflexion, capable de supporter mon esprit retord. Je dois vous confier, que je peux être très casse-pied, quand je me mets à taquiner, jouer avec les hommes et les femmes de ce monde. Je veux aussi, je le redis encore, un partenaire capable de montrer ses émotions, du moins au lit. Il est désagréable de faire l'amour , avec un visage impassible et une bouche incapable de crier, non?



BIOGRAPHIE


    Epilogue :
    La femme exhala son dernier soupire, en mettant au monde, son unique et dernier enfant. Les traits las, les yeux déjà vides demandaient tout de même au futur veuf de veiller désormais sur cet enfant, avec l’épouse qu’il prendrait. C’était bien ce qu’ils avaient convenu, si jamais elle devait mourir, sur la table d’opération, car sa santé était fragile. Encore une fois, l’irlandaise moribonde avait vu juste. Morgan adressa un dernier sourire son mari devenu père et à son enfant, avant que son âme rejoigne les brumes d’Avalon. 

    Torquil étreignant son bébé contre lui, se jura de veiller sur cet enfant et de lui trouver une mère, capable de lui donner l’affection que la malheureuse lui aurait donnée, si elle avait vécu. Avec tristesse, il fit ses adieux, à celle que son cœur avait choisie. 
    **

    Morgan aurait trouvé son enfant splendide et lui aurait donné toute l'éducation possible et affectueuse qu'une mère donne à son enfant, si elle avait vécu. Elle ne connaissait pas son fils, mais il la connaissait, par le biais des souvenirs paternels et par les photographies la représentant comme une femme rousse aux yeux clairs, toujours souriante, avec les joues parsemées de taches de rousseurs. Elle avait été une femme splendide, mystérieuse, exhalée par son fils et par son mari. Par ailleurs, les femmes intéressées par le jeune veuf, n'arrivaient guère à conquérir sa place. C'est pourquoi Torquil demeurait célibataire, car sa femme lui avait fait promettre de se marier, mais seulement par amour. Ne trouvant guère de femmes à son goût, il fit comme bon nombre de ses semblables, trouver une riche américaine laquelle pourrait redorer, en même temps que d'avoir de l'amour, son titre de compte. Qui plus est, il ne voulait plus habiter la maison matrimoniale, dans laquelle il ne sentait plus vraiment à sa place. Il avait déjà de la famille, située au Texas, qui avait monté un ranch. Après un échange épistolaire, Torquil rejoignit donc cette famille, par le premier paquebot qu'il trouva. Sachez que ce départ fut douloureux, pour le petit Jay. Âgé de six ans, maintenant, il se voyait contraint de changer de pays, de perdre ses amis et ses repères. En même temps, il n'aimait pas voir son père souffrir ainsi. Et puis sa mère voyagerait avec eux, par le biais d'un bijou ancien que son père lui avait remis. Un pendentif sous forme de triskèle supposait porter bonheur. Aurait-il changé de destination s'il avait su ce qui se passerait ? Pas sûr.

    Pendant six années encore, le père de Jay s'entêta, dans son célibat alors que son fils prenait le chemin de l'adolescent. Torquil avait réussi à monter un pub irlandais, prisé par les touristes et les habitants du comté. L'homme doué en affaire pouvait se vanter d'avoir réussi son affaire. Seul ombre à son tableau, il n'avait toujours pas tenu la promesse faite à sa femme. Le destin finit par frapper à sa porte, sous les traits d'une femme Brune nommée Régina. , Regina fit son entrée, dans leur monde, par le biais d'une voiture tombée en panne, près de leur domaine. Régina était une comédienne, adoratrice des arts, fraîche, pimpante, les lèvres rouges sang, le teint blanc comme la neige, une chevelure noire comme une nuit étoilée. Celle-ci séductrice confirmée ne fut pas longue à séduire le père de Jay, pour finir par devenir sa femme. Fort amoureux et marié à nouveau, en l'espace de deux mois, Torquil pouvait enfin avoir le coeur en paix à l'égard de sa défunte première épouse.

    Régina était une femme accomplie, fière, riche et puissante, dans le monde des affaires. On parlait d'elle, comme une future femme ayant sa place, dans les lobbyings américains qui mènent la vie dure au gouvernement. Malgré tout, elle pouvait être douce, aimante comme une mère, surprenante et délicieuse avec le monde. Elle prit en main l'éducation de Jay, l'initiant aux arts, aux sports, tel que l'équitation. Elle le fit aussi participer à des tournois de rodéo, d'escrime et à des concerts de musique, en tant que pianiste. On la voyait sur tous les fronts, gérant en même temps, l'affaire de son époux. Son petit pub irlandais aux allures chic et raffiné devint bientôt un produit national, ouvrant des chaines de restaurants, un peu partout, dans le pays. Elle l'emmenait aux réceptions, aux bals, aux manifestations culturelles. On était touché par la manière dont elle parlait de la défunte épouse de son mari. Ah qu'aurait dit le monde s'il avait su combien elle était jalouse de cette femme morte parce que son mari continuait d'aimer Morgan. Devant lui, Régina veillait à ne pas éclater mais quand il n'était pas là, elle cassait des tasses, des tableaux, les faisant ensuite ôter par les domestiques.
    Puis son mari mourut, brusquement un soir alors que Jay avait maintenant 16 ans. Une crise cardiaque aussi surprenante que rapide le coupa en plein discours, alors qu'il remerciait ses invités, pour l'aide apportée et pour les dons faits aux Orphelins. Quelques langues se délièrent, à la mort de Monsieur, ainsi apprit-on que Régina aurait fait enlever des souvenirs ayant attraits à Morgan .  Les larmes de souffrance de la veuve suffire à démentir la rumeur. On la voyait si douce, si gentille, qu'on crut qu'il y avait eu là quelque méchanceté de faire mal, dans ces mensonges au sujet de son comportement vis-à-vis de la défunte. Quant à Jay, il pleura longuement ses parents, malgré Régina, il se sentit orphelin.
    Fut-ce le fait de se retrouver libre d'un mari emprisonné par son défunt amour qui fit que ses yeux observèrent plus attentivement Jay et finirent par ne plus pouvoir s'en détourner ? Elle l'observait, le déshabillait du regard, cachant sous le regard maternel, ce sentiment puissant qui envahissait son coeur. Elle s'aperçut combien il était doué en matière de dessin. Ils étaient magnifiques, plein de vie. Ainsi l'entraîna-t-elle au milieu des cercles privés formés par les artistes. Ce qu'elle trouva de sublime et ce que d'autres trouvèrent aussi fascinant, fut les dessins sur peau qu'il faisait. Le jeune homme avait effectivement déclaré que la plus belle des toiles était le corps humain. Sous ces mots-là, le coeur de Régina brûla plus intensément encore. Son corps s'embrasa, le désir se fit plus vif. Souvenez-vous du mythe de Phèdre, amoureuse de son beau-fils qu'elle sait qu'elle ne pourrait jamais avoir, même si son coeur stupide le désir. La flamme perverse, passionnée creva le coeur de Régina. Elle se mit à l'aimer, d'une passion folle et dévastatrice. La nuit, ses rêves se retrouvaient pris dans un néon érotique où Jay venait la retrouver, pour combler son corps. Pendant deux ans, elle tut son secret, mourant pourtant d'envie que les outils à dessin de son fils viennent lui caresser la peau. Elle voyait son fusain, son stylo touchait d'autre peau,y allumait un désir profond sans que l'intéressé ne le remarque. Pourtant, les sujets de son beau-fils ou plutôt les toiles de son fils, elles aussi, avaient, dans leurs yeux, une passion charnelle qui menaçait de souiller son enfant. Elle les détesta, tout comme elle le détesta de ne pas voir combien elle l'aimait. Un après-midi, pourtant, elle perdit pied quand elle entendit un des modèles de son beau-fils lui avouer ses sentiments. Et son beau-fils ? Que répondit-il à ce modèle.

    « Je crois que je t'aime. »
    Comment osait-il choisir une autre personne qu'elle ? Les lèvres allaient s'embrasser, elle le savait aussi intervint elle. Usant de la ruse, elle chassa la Pie de l'atelier de son fils. À son tour, elle confessa la flamme qui l'habitait à laquelle Jay répondit par un
    « Vous êtes la femme de mon père et la mère qui régentera ma vie, tant que je serais mineur. »
    Les mots sont vivants, permettent de former des plans odieux, même dans un coeur pur. Régina fut ainsi refoulée, humiliée. Partagée entre haine et amour, elle s'apercevait qu'un jour, Jay pourrait filer de ses chaînes. Elle ne pouvait pas. Elle devait le soumettre, à son joug. Elle devait l'amener à détester les femmes, toutes les femmes sauf elle. Elle aurait pu le violer, certes, mais il aurait fini par la détester or avoir le corps de Jay ne suffisait pas. Elle voulait son coeur. Par quel étrange mécanisme conçu-t-elle ce jeu cruel qu'elle mit en place.
    Femme forte, froide calculatrice et cruelle, elle réussit à soumettre Jay, à son joug, par le biais psychologique. Elle le fit de manière odieuse, en lui susurrant d'une voix douce qu'il était responsable de la mort de ses parents.Démoli, n'ayant plus de volonté propre, à cause de cette femme-serpent, il obéit à ses ordres. Le soir, il n'était plus un artiste, mais un homme qui couchait avec les femmes pour de l'argent.
    « Rembourse ta dette, ton père me doit tant, tu sais Jay » Lui disait-elle. Ce jeu dura encore quelques années, jusqu'à ses 17 ans. Durant cette période, il commença à tomber, dans l'oubli. L'artiste semblait avoir disparu, n'ayant plus le temps, ni la force dont il avait besoin pour créer ses oeuvre. Régina le tuait à petit feu, salissant sa réputation d'homme intègre. Ainsi l'artiste fut rapidement oublié de la haute société. Après tout, il n'avait plus le temps de créer.
    Lassée d'attendre, elle s'était finalement décidée à lui proposer une nuit érotique, se disant qu'il était maintenant son jouet. Quelle ne fut pas sa surprise d'être une nouvelle fois rejetée. Qui plus est, il l'humilia fortement, en lui laissant entendre qu'elle était vieille et ridicule. Il n'est pourtant rien de plus dangereux que d'humilier une femme, prête à offrir son coeur. Dévorée par le désespoir ; la haine, son désir non satisfait, elle décida qu'elle se vengerait, à nouveau.
    Le lendemain matin, en bonne comédienne, elle alla trouver en pleurs le shérif du coin. Elle produisit les preuves d'un soi-disant viol ,mais surtout de cette prostitution dans laquelle elle l'avait plongé. La belle-mère de Jay sut aussi distribuer pots de vins, service en tout genre, menaces, aux médias et aux politiciens ainsi qu'au monde judiciaire pour que l'affaire ne soit pas rendue publique. Elle tenait à préserver sa réputation. C'est ainsi que Jayfut condamné pour prostitution, proxénète et violence faite aux femmes. Le dessinateur sur peau fut donc mis au trou. Comme par magie, amis, amies, amantes, tout s'évanoui. Il ne resta plus que sa belle-mère laquelle lui envoyait en prison, des mots doux, débordant d'amour. Mais en lisant entre les lignes, c'était la haine et la cruauté qui puaient. Qui plus est, elle avait habilement réussi à manoeuvrer pour que Jay soit jugé comme un adulte. En effet, le temps de rassembler les preuves fit que Jay eut bientôt dix-huit ans. Ainsi se retrouva-t-il dans une première prison.
    Quelques mois plus tard, il était transféré à Saint James, sous ordre de sa Belle-mère laquelle avait eu vent que le directeur de Cristal Hope s'intéressait un peu trop à son fils. Qui plus est, ce dernier avait provoqué une crise de violence , chez Jay en refusant de lui servir de toiles. Peu expérimenté, ce directeur-là avait mal géré l'incident et fut, parait-il, assez traumatisé. C'est pourquoi il ne fut pas vraiment contre l'idée d'un transfert du détenu.
    Depuis ce jour, Jay reçoit toujours des lettres de cette femme. Il les lit et se donne même la peine de lui répondre.
    Citation :

    Chère Régina,
    Tes lettres me font toujours autant plaisir. J'aime ce que tu me racontes de ta vie. Ici, le temps passe vite. Je peux à nouveau exercer mon art, moyennant service. J'en profite pour te donner toujours et encore la même réponse : tu seras à jamais pour moi spéciale, mais pas comme tu l'espères. Je t'aime Régina mais d'un amour de fils à mère. Prends soin de toi.
    Je t'embrasse.
    Jay.
    Ps : Malgré tout ce que tu as fait, je ne t'en veux pas. Sais-tu pourquoi ? Parce que c'est compliqué d'être heureux sur terre
    Cela fait maintenant trois ans qu'il est ici, ne sachant même pas, s'il pourra vraiment s'en sortir un jour. Au moins ici, est-il à l'abri de Régina...du moins le croit-il et ce pour une durée encore de 7 ans ,mais 7 ans, cela passe vite, pas vrai?

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MessageSujet: Re: Jay et le Serpent Eve (fini)   Lun 24 Déc - 16:36

Bonjour ! Je vais m'occuper de modérer ta fiche ! ^^


«FICHE DETENU»



ÉTAT CIVIL

    ★ Nom : ok
    ★ Prénom : ok
    ★ Age : ok



CASIER JUDICIAIRE

    ★ Raison de l'incarcération : Quelle genre de plainte ?
    ★ Durée de la peine : ok
    ★ Incarcéré depuis : Met le transfert à Saint James à moins d'un an, ou ajoute un an à ton personnage, car la majorité est de 21 ans.
    ★ Antécédents judiciaires : ok
    ★ Appartenance à un réseau : Tu as oublié cette case.
    ★ Troubles notoires depuis le début de l’incarcération : ok



DOSSIER MÉDICAL

    ★ État physique :

    ok

★ État mental :


ok




BIOGRAPHIE


    Relis toi, il y a pas mal de faute de frappe, et notamment un Cristal qui revient vers la fin, je suppose que c'est Jay mais que tu as oublié de modifié.


[/justify]


Bon, pas grand chose à changer, c'était très bien écrit ^^Une fois que ce sera modifié, un admin passera te valider !
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Jay Manson
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MessageSujet: Re: Jay et le Serpent Eve (fini)   Mer 26 Déc - 11:52

Yop j'ai fait du bon patron pour m'aider à corriger '_'. J'espère que ça ira ^^"
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MessageSujet: Re: Jay et le Serpent Eve (fini)   Mer 26 Déc - 17:12

Tu es validé.
N'hésite pas à prendre contact avec les autres membres. Il te faudra recenser ton avatar , faire ton dossier de rp ainsi que ton carnet de bord ( dans la partie rumeur).

Bonne continuation!
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MessageSujet: Re: Jay et le Serpent Eve (fini)   

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Jay et le Serpent Eve (fini)

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